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Ma cinquième rentrée

Le 28 aout 2019, j’arrivais au Koweït pour la cinquième année consécutive. En tant qu’expatriée, j’ai l’impression de vivre des mini-déménagements à chaque été. Chaque fois que je quitte la France pour retourner au Koweït, j’ai ma valise pleine à craquer et le coeur lourd. Mais aussi l’excitation et l’impatience de rentrer chez moi.

Retrouver ma voiture, mes rues et mes habitudes. Mais cette année, ça a été différent. Laisse moi t’expliquer pourquoi.

Lettre à Liz

J’ai posté une courte version d’une lettre à mon moi adolescente sur instagram. J’ai décidé de la réécrire, sans la limite de caractères imposée par instagram. Maintenant que j’ai trente ans, je pense que c’est le meilleur moment pour faire le point sur celle que j’étais… Et de réfléchir à ce que j’aurais aimé entendre.

Non, « féministe » n’est pas une insulte.

Je discutais d’une situation avec une amie, et elle me dit, en riant, que je suis entrain de devenir féministe. Quand on parle féminisme, on a souvent l’image des activistes considérées comme étant radicaux. Mais être féministe n’est pas une insulte. Le féminisme est indispensable dans un monde construit et réfléchi par et pour des hommes.

Être célibataire à trente ans.

J’ai vingt-neuf ans et demi, comme disent les petits de ma classe. Je n’ai pas encore trente ans, mais ils approchent à grands pas. Et je suis toujours célibataire ! Ni mariée, ni divorcée, pas d’enfants et ce n’est pas en projet. Quand j’étais môme, je croyais qu’avoir trente ans, ça signifiait être maman. Ce n’est pas mon cas. Alors, je le vis comment, d’être célibataire à trente ans ?

J’arrête de fumer

Avant de partir au Koweit, j’étais non fumeuse. Et puis j’ai repris en arrivant ici. C’est plus facile de rencontrer les collègues – ils sont tous en salle fumeurs – ça donne mine de rien une contenance, ça permet de tisser des liens… Enfin bref, socialement ça a toujours été quelque chose qui m’a aidé ! Mais j’ai décidé, il y a un peu moins de 48 heures, d’arrêter de fumer.

Economiser ou profiter ?

Parler argent est tabou en France : on ne parle pas salaire, on ne parle pas compte courant ou compte épargne. Chacun fait son petit business dans son coin sans en informer son voisin. Mais on va être honnête : la raison qui pousse des expatriés à s’installer au Koweit pour X années, c’est l’argent.  On ne vient pas au Koweit pour la beauté des paysages ou pour l’histoire du pays. On y vient pour l’argent.