Le dating au Koweït

Un jour, sur youtube, je suis tombée sur la chaîne d’une fille qui partageait son quotidien dans tous les pays dans lesquels elle vivait. Je crois qu’elle était hôtesse de l’air. Dans une de ses vidéos, elle disait que le dating game était un peu mort au Koweït… Et que du coup, il fallait s’occuper autrement. Bon, voilà mon opinion sur le sujet. Cet article n’engage que moi !

Le Koweït : un pays-village.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut mentionner quelque chose qui me semble très important. Le Koweït est un petit pays. Un tout petit pays et, en gros, on habite tous au même endroit. Donc tout le monde se connait.

Je vis à Salmiya, c’est le quartier des expatriés. Du coup, mes collègues vivent là ainsi que mes élèves. Il faut savoir vivre avec les rumeurs. Parce qu’au Koweït, c’est comme ça, on s’ennuie donc on parle. Les gens parlent de telle ou telle personne, inventent et modifient des choses. Du coup, il faut un peu faire attention à ce qu’on fait dans sa vie privée.

C’est un des conseils que je donnerais à chaque personne qui arrive au Koweït : attention à votre vie privée. Attention à ce que vous partagez sur Internet, parce que ça peut être repris contre vous. Même vos comptes privés deviennent publics si vous n’y faites pas un peu attention.

J’ai vraiment tendance à être paranoïaque à ce propos… Du coup, je sors très peu à Salmiya, et j’ai vraiment plutôt tendance à m’en éloigner. Je ne sors que très peu avec les gens d’une même communauté et je ne fais partie d’aucun groupe. J’ai tendance à être plutôt discrète sur ma vie privée même si je parle beaucoup, c’est une façon de me protéger des ragots.

Mes skills sociaux à la loupe

J’adore rencontrer des gens. J’aime vraiment rencontrer des gens, rencontrer de nouvelles personnes que je n’aurais jamais rencontré normalement. J’ai discuté avec des gens sur Internet très tôt et j’ai rencontré beaucoup de mes amis sur Internet. J’ai échangé des heures avec des gens que j’avais rencontré sur des jeux en ligne ou sur des chats. Et j’ai rencontré des filles qui sont devenues mes meilleures amis sur un forum internet.

Du coup, quand les sites de dating sont entrés dans la danse, je m’y suis inscrite plutôt facilement. Ayant commencé à socialiser sur Internet très jeune, je connais les codes des rencontres Internet depuis longtemps. J’ai appris ceux des sites de rencontre et j’ai rencontré énormément de personnes. Est-ce que ça fonctionne pour des rencontres amoureuses durables ? Oui, ça peut. Mais ça dépend surtout vers qui vous vous dirigez. Mais ça, c’est un autre sujet.

Quand je suis arrivée au Koweït, célibataire, je me suis demandé comment j’allais rencontrer des gens. Je ne voulais pas faire partie de la communauté française et je ne mélange pas mes amis et mon amoureux. Et surtout, je ne suis pas à l’aise en groupe, surtout dans une langue que je ne connais pas. En réalité, je pensais vraiment que je n’allais rester qu’une année, du coup je n’étais pas spécialement intéressée par l’idée d’agrandir mon cercle social.

Je ne rencontre pas des gens pour me mettre en couple et me marier. Je rencontre des gens pour confronter mon opinion, apprendre de nouvelles choses et découvrir de nouveaux endroits. Mon objectif premier, c’est toujours de me dépasser, d’aller un peu plus loin que où j’étais hier et de me coucher chaque soir un peu moins bête.

Photo by Christian Lue on Unsplash

Alors, comment on rencontre des gens au Koweït ?

Ma première année, j’ai rencontré des gens plutôt naturellement : dans l’avion, dans des cafés ou par d’autres connaissances. En gros, je pense que j’étais tellement avenante et souriante que les gens venaient me parler d’eux même. Je crois que je dégageais vraiment une bonne énergie qui donnait aux gens l’envie de me parler.

Ça arrive toujours. Il y a toujours des évènements durant lesquels vous pouvez rencontrer des gens. Globalement, au Koweït, il y a une bonne … ambiance, énergie, qui fait qu’il est facile de rencontrer des gens si on est ouvert aux nouvelles rencontres. J’ai rencontré quelqu’un après mon semi-marathon, par exemple…

Mais, j’avoue que par facilité, j’ai installé Tinder plutôt rapidement à mon arrivée ici. Alors, Tinder a mauvaise réputation, mais honnêtement, je trouve que c’est un moyen très facile de rencontrer des gens. D’après ce que j’ai compris, c’est mieux d’être une fille, il y a plus de choix.

Grâce à Tinder, j’ai rencontré des gens qui m’ont permis de découvrir d’excellents restaurants et des petits cafés cachés, par exemple. Parfois, c’était juste pour un dîner et ça reste interessant de découvrir de nouvelles personnes. Ça n’a jamais été une perte de temps. J’ai pu rencontrer des gens d’autres horizons sociaux et j’ai toujours trouvé ça très interessant. Aucune rencontre n’a amené à une relation… Mais des amitiés, oui.

Grâce à Instagram, aussi, j’ai rencontré des gens. Sur Tinder ce n’était que des hommes, sur Instagram j’ai aussi rencontré des femmes qui sont devenues des amies. Chaque personne que je rencontre sur Internet, c’est dans l’idée de découvrir quelqu’un de nouveau, d’aller dans un nouvel endroit et de me coucher moins bête. Aujourd’hui, je suis avec un garçon que j’ai rencontré sur Instagram depuis six mois. Je n’ai pas fait exprès mais … il est Koweïtien.

Le dating game au Koweït est-il mort ?

Alors non ! Il n’est pas mort du tout, c’est juste qu’il est différent de ce que j’ai connu en France… Et je pense que c’est globalement différent de ce que l’on peut vivre en Europe. Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que je suis entourée de locaux majoritairement. Du coup, mes relations sérieuses étaient avec des Koweïtiens et la plupart des hommes que j’ai rencontré étaient … Koweïtiens. Promis, ce n’est pas un critère !

Flirter au Koweït est un exercice tout particulier parce qu’il faut faire preuve d’une discrétion hors norme. Les relations avant le mariage sont encore très mal vues et les démonstrations publiques d’affection sont interdites. Du coup, le bisou devant la porte pour se dire au revoir… ne comptez pas dessus.

Il a fallu revoir tout ce que je connaissais en matière de dating. Je suis quelqu’un de tactile et, pour moi, la séduction passe aussi par le contact physique. Je ne parle absolument pas de bisous au restaurant, mais juste d’une main en bas du dos, d’une main dans les cheveux et ce genre de petits détails. Ici, ce sont des choses plutôt rares. Les histoires se construisent autrement.

Il est plutôt facile de rencontrer des hommes quand on est une femme. Je ne sais pas s’il est facile de rencontrer des femmes quand on est un homme… Cependant, la France et le Koweït sont des pays différents avec des mentalités et une cultures vraiment différentes. La difficulté n’est pas de rencontrer quelqu’un, mais de faire durer une relation, je pense.

Ca, ça passe… – Photo by Samuel Rodriguez on Unsplash

Ça fait quoi d’être avec un Koweïtien ?

Je n’ai pas envie de transformer mes expériences en une généralité. Il est impossible de mettre tous les Koweïtiens dans un même sac et, ils ont chacun des histoires différentes. C’est une évidence… Ce que j’ai noté, c’est que, la plupart du temps, je suis attirée par des Koweïtiens qui ne parlent pas français, qui sont d’une classe sociale moyenne et qui n’ont pas fait leurs études dans une école de l’Ivy League. En gros, les Koweïtiens que je rencontre viennent plus ou moins du même milieu social que moi.

Ce que je retiens de mes expériences avec des Koweïtiens c’est qu’ils étaient tous attentionnés, généreux et très romantiques. Cependant, ils n’étaient absolument pas tactiles. La différence entre leur comportement à l’extérieur et leur comportement entre les murs de mon appartement m’a rendu chèvre plus d’une fois.

Je ne suis pas quelqu’un qui s’affiche mais je ne suis pas quelqu’un qui cache. Quand je sors avec mon amoureux quelque part, je n’ai pas de problème à montrer que c’est mon amoureux : je le touche quand je parle, je lui tiens la main et ce genre de petites marques d’affection. Au Koweït, j’ai dû faire attention à mes gestes, car les relations hors mariages sont rarement bien acceptées…

Je vis mes relations comme une française : le mariage n’est pas obligatoire, on peut habiter ensemble sans se marier et même faire des enfants. Ici, ce n’est pas forcément comme ça que ça se passe… Les conversations à propos du mariage arrivent souvent assez tôt sur le tapis. Et quand elles n’arrivent pas, on vit toujours un peu avec la peur de voir son amoureux partir du jour au lendemain pour se marier avec une autre. Parce que cette histoire, je l’ai entendu au moins cent fois !

3 Comments

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  1. 1
    Bassel

    Good-morning Liz

    Le conseil de jour (Le Koweït n’est pas la France), je le sais bien car je suis Syrien (d’origine), j’ai vécu en Syrie entre mes 4 et 18 ans puis en Jordanie pendant mes années de fac (5 ans) la ou j’avais rencontré des gens superbe ( des amis) de beaucoup de nationalités différentes ( pays de gulf compris) je pourrais te dire que pour moi (Syrien) la mentalité et la culture (étaient presque a l’opposé) .
    😉

    excellente journée

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