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Comment j’ai arrêté d’avoir peur de me lancer.

Il y a quelques années, Mathilde a décidé de s’expatrier au Canada. J’ai rencontré Mathilde au lycée et nous nous sommes perdues de vue. C’est la vie, ce sont des choses qui arrivent, mais je garde nos conversations en tête. Mathilde est une jeune fille très douce et discrète mais plutôt courageuse. Avec le recul, Mathilde fait parti de ces gens dont j’ai beaucoup appris. Pourquoi je vous parle de Mathilde ? Tout simplement parce que c’est grâce à elle que j’ai arrêté d’avoir peur de me lancer. Je vous raconte comment.

Non, « féministe » n’est pas une insulte.

Je discutais d’une situation avec une amie, et elle me dit, en riant, que je suis entrain de devenir féministe. Quand on parle féminisme, on a souvent l’image des activistes considérées comme étant radicaux. Mais être féministe n’est pas une insulte. Le féminisme est indispensable dans un monde construit et réfléchi par et pour des hommes.

Pourquoi Bali est mon endroit préféré sur Terre

La première fois que je suis arrivée à Bali, c’était en mars 2013. Je suis arrivée le jour de mes 24 ans. Comme cadeau d’anniversaire, ma mère m’avait offert la nuit dans une villa avec ma piscine privée. Je venais de passer un peu plus de quatre mois à voyager à travers l’Asie avec Juliette et je voulais un peu de confort. Je ne l’ai su que bien plus tard mais, cette première nuit a été le début d’une grande histoire d’amour.

La culpabilité de l’expatrié

Il y a un énorme marketing autour de l’expatriation, du voyage et de toute cette vie ailleurs. Il suffit de voir les comptes Instagram de grands voyageurs, ces vidéos youtube filmées à coup de GoPro. Images parfaites et musiques percutantes. Ces formations vendues par des gens qui vous demandent si, vous aussi, vous voulez que la plage soit votre bureau. Partir vivre ailleurs fait de vous quelqu’un d’ouvert, de motivé et de curieux. Vous devez être heureux parce que vous avez la chance de vivre ailleurs. Mais pourquoi on ne parle jamais des mauvais côtés de l’expatriation ?

Comment surmonter le blues de l’expatrié ?

Souvent, l’expatriation est vue comme un rêve. On parle beaucoup de l’expatriation dans des pays de rêve. Finie la vie en ville, bonjour les villas sur le bord de mer ! Apparemment, l’expatriation c’est synonyme de fête perpétuelle et de chill. Cependant, personne n’aborde jamais la plus grosse difficulté liée à l’expatriation : le blues de l’expatrié. Alors, c’est quoi, ça ?

6 choses que j’aurais aimé savoir avant de partir

Le Koweït est ma première expatriation. C’était aussi la première fois que j’emménageais seule, la première fois que je me retrouvais à faire autre chose qu’enseigner le Français Langue Étrangère. C’était la première fois que j’allais passer plus de cinq mois loin de ma famille. Aussi la première fois que j’allais vivre dans une autre langue que la mienne… 

Être célibataire à trente ans.

J’ai vingt-neuf ans et demi, comme disent les petits de ma classe. Je n’ai pas encore trente ans, mais ils approchent à grands pas. Et je suis toujours célibataire ! Ni mariée, ni divorcée, pas d’enfants et ce n’est pas en projet. Quand j’étais môme, je croyais qu’avoir trente ans, ça signifiait être maman. Ce n’est pas mon cas. Alors, je le vis comment, d’être célibataire à trente ans ?

J’arrête de fumer

Avant de partir au Koweit, j’étais non fumeuse. Et puis j’ai repris en arrivant ici. C’est plus facile de rencontrer les collègues – ils sont tous en salle fumeurs – ça donne mine de rien une contenance, ça permet de tisser des liens… Enfin bref, socialement ça a toujours été quelque chose qui m’a aidé ! Mais j’ai décidé, il y a un peu moins de 48 heures, d’arrêter de fumer.

Economiser ou profiter ?

Parler argent est tabou en France : on ne parle pas salaire, on ne parle pas compte courant ou compte épargne. Chacun fait son petit business dans son coin sans en informer son voisin. Mais on va être honnête : la raison qui pousse des expatriés à s’installer au Koweit pour X années, c’est l’argent.  On ne vient pas au Koweit pour la beauté des paysages ou pour l’histoire du pays. On y vient pour l’argent.

Et toi ? Tu restes combien de temps ?

Quand je suis arrivée au Koweït, j’ai rencontré un français, nous sommes devenus amis, et quatre mois plus tard, il partait. C’était la première fois que j’étais face au départ de quelqu’un que j’appréciais. Pas la première fois de ma vie, mais la première fois alors que je vivais dans un pays où je ne connaissais personne. Il était une sorte d’ancrage, de point d’attache, de Dieu-merci-je-ne-suis-pas-seule et il est parti. Et par la suite, j’ai compris qu’il fallait que je m’habitue à ces départs.