COVID-19, vacances et lassitude

Bon… J’étais bien partie sur cette idée d’un article par semaine et puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’ai sauté un samedi et je me suis flagellée. C’est pas grave, ça ira mieux samedi prochain. Je suis en vacances, alors je vais faire un point sur notre chère amie la Covid et la lassitude qui commence à arriver. Ou peut être que la lassitude a laissé place à une sorte de désespoir presque comique.

Vacances au Koweït

Au Lycée Français, nous sommes en vacances depuis jeudi. Une semaine. Je pense qu’une semaine de vacances est une insulte au concept même de vacances et ça ne devrait pas être autorisé. Mais c’est comme ça. Une semaine ça fait deux jours pour ne rien faire et cinq pour préparer la prochaine période. Voilà ce que sont les vacances des enseignants.

C’est la première fois que je reste aussi longtemps au Koweït. Bon, au final ça va, ce n’est pas si mal. Il fait doux et je reprends doucement la course à pieds. Je prends le temps de déjeuner avec des amis, de me coucher tard, de regarder des séries et de manger des bonbons.

Le ciel est bleu, le soleil réchauffe nos petits bras qui commencent à se découvrir. J’espère juste que la pluie et les orages vont venir après les vacances, pour ne pas les ruiner. Pour le moment, ça a l’air d’aller. J’ai acheté un banc pour mon balcon, ça lui donne des airs romantiques avec sa petite vue sur la mer. Je bois mon café du matin installée sur mon banc et je profite des levers de soleil.

J’arrive toujours à voir le côté romantique des situations, je fais partie de ces gens qui ont une espèce de voile devant les yeux. Mon quotidien est joli, doux et facile.

Sauf quand je regarde les informations. Généralement je ne le fais pas, parce que je suis un peu une éponge et que j’absorbe toutes les mauvaises nouvelles. Mais là, la situation changeante m’y oblige un peu.

COVID, couvre-feu, interdiction de rentrer sur le territoire

Au Koweït, depuis septembre, on a cette impression de vivre tranquillement. Le nombre de contaminations était stable, voire en baisse. Et puis il y a eu les variants. Je ne sais plus lequel est arrivé en premier, mais il est arrivé et hop ! On dirait une version 2.0 de l’année 2020. Je ne suis plus sur Instagram du coup je ne sais pas vraiment ce qu’il se passe.

Mais voilà ce que j’ai compris. Je vous avais dit qu’il y avait une liste de 36 pays bannis. Si vous veniez de ces pays là, il fallait d’abord passer quatorze jours dans un pays qui n’était pas sur la liste. Bon, la nouvelle disait que c’était bon, les gens pouvaient arriver de ces pays là, mais avaient une quatorzaine obligatoire à l’hôtel. Aux frais du voyageurs.

Ensuite, ils ont ajouté 33 pays à la liste. Pour finalement interdire l’arrivée sur le territoire à tous les étrangers. *insérer ici un smiley qui sourit de toutes ces dents*

Bon. Je préférais payer les 14 jours à l’hotel au Koweït plutôt que de m’arrêter 14 jours dans un autre pays. Question de confort… Je suis un peu flemmarde. Sauf que je me suis rappelée qu’en fait, je ne peux pas venir en France ! Sauf pour motifs impérieux. C’est à dire : perte de mon emploi, décès, maladie et ce genre de choses que je ne veux pas vivre.

M’enfin, la situation est particulière. Je ne peux pas revenir chez moi. Ni chez moi en France, ni chez moi au Koweït. Je me sens comme le chat de Schrödinger : chez moi mais pas chez moi.

Et puis, nous attendons la nouvelle d’un nouveau couvre feu.

Globalement : une lassitude de tout

Pour être honnête, l’enseignement en ligne est contraignant mais, comme tout, on s’y habitue. Ce n’est pas une question d’aimer ou non ce quotidien, je l’ai simplement accepté. Je me connecte à huit heures, fais l’appel, commence mon cours et recommence avec le deuxième groupe.

C’est facile, on s’habitue. Ce qui est difficile à supporter c’est de ne pas savoir : est-ce que l’on va continuer en ligne jusqu’à juin ? Est-ce qu’il sera question d’enseignement hybride ? Vais-je connaître le port du masque pendant 4 heures et les récréations sans contact ?

Il y a une lassitude dans cette façon de vivre. Je ne veux pas être dans l’attente. Généralement, quand on attend quelque chose, c’est parce qu’on sait que ça va arriver. Et on sait quoi attendre. Sauf que dans cette situation, on ne sait pas ce qui va arriver, ni quand. Du coup, attendre le rien ou attendre l’inconnu, c’est certainement pire que de vivre l’inconnu.

Au Koweït, depuis le mois de Septembre, la vie avait repris son cours plutôt normalement. Mais s’il y a de nouveau un couvre feu, cela signifie que ça va être difficile de ne pas se remettre dans cette position d’attente. Attendre que le couvre-feu soit levé pour reprendre sa vie comme avant.

Je me lasse. Je me lasse de la mauvaise connection Internet, je me lasse de devoir chercher du rigolo, je suis lasse d’être de bonne humeur quand j’ai juste envie de fermer mes volets pendant quelques jours. Pour être honnête, je suis un peu fatiguée de devoir suivre un rythme qui ne devrait plus nous être imposé.

Vous vous souvenez, au début, quand on croyait à un monde d’après ? C’est fou comme l’être humain est capable de resilience. C’est fou comme on est capable d’accepter le pire. Sans même savoir pourquoi.

Quelque chose à ajouter ? :)