Être actif au Koweit

Souvent, les gens disent qu’il est difficile de faire du sport au Koweït, ou en tous cas, d’être actif. La première année, je pensais exactement la même chose. Ah il fait chaud, je ne peux pas courir, ah les salles de sport sont chères, ah ceci, ah cela.

En réalité, il faut penser le problème dans l’autre sens. Il est très facile d’être feignants au Koweït. Ce n’est pas tant qu’il est difficile d’être actif, c’est surtout que c’est très facile d’être inactif.

Être sportif à défaut d’être actif.

C’est une petite différence qui a du mal à être comprise au Koweït. Les gens passent des heures et des heures à la salle de sport mais n’utilisent que très rarement leur corps au quotidien.

C’est à dire qu’on est capable de squatter à 150 kilos mais incapable de marcher 3 kilomètres… C’est quelque chose qui m’a toujours fasciné, à quel point être actif au quotidien est quelque chose d’abstrait pour les Koweitiens.

Pour moi, c’est la pire des solutions et le pire des choix. Aller à la salle c’est bien, mais être actif au quotidien, c’est mieux pour le corps, pour les articulations, pour la souplesse et surtout pour une vie saine. Je crois que, pour un corps sain dans un esprit sain, il est nécessaire de faire autre chose que simplement la salle de sport.

Quand j’observe le Koweït et ses habitudes, j’ai l’impression de revoir la France de quand j’étais petite. On ne paye pas cher l’essence, alors on utilise la voiture perpétuellement. Mais quand les Koweïtiens réaliseront que le taux d’obésité est en hausse constante, commenceront-ils à diffuser des spots publicitaire à la mangerbouger ?

Et du coup, c’est comme ça qu’on tombe dans cette facilité d’aller à la salle de sport, souvent située juste à côté de fast-food.

De mauvaises nouvelles habitudes

En France, j’ai l’habitude des transports en commun ou de marcher. Si je dois aller quelque part, il y aura souvent une autre alternative à la voiture. Je me gare un peu plus loin que ma destination pour marcher un peu. Tous les Français connaissent ces petites astuces.

Au Koweït, c’est difficile. Pour se déplacer, c’est soit le taxi, soit la voiture. Il y a le bus, mais je ne l’ai jamais pris. Je ne suis pas une aficionado du bus.

Quand je suis arrivée, j’ai tout de suite choisi la facilité. Ou je reste dans mon canapé, ou je prends un taxi. Ensuite, quand j’ai eu ma voiture, c’était encore pire. Si j’ai la flemme de conduire, je ne sors pas de chez moi…

Pourtant, le Koweït est petit. Parfois, je prends la voiture pour seulement dix minutes de marche… Qui se transforment en quinze minutes de voiture, entre le traffic et la recherche de place de parking ! Tout comme j’ai souvent attendu l’heure de prendre la voiture au lieu de partir à pieds…

Très rapidement, cette petite habitude est suivie pas tout un tas d’autres encore plus mauvaises : se garer le plus proche possible de la porte du centre commercial ou du restaurant, par exemple. L’essence est tellement peu chère que la question financière ne se pose même pas.

Si le Koweït avait ça, je vivrais dans ma voiture – Photo by Terry Jaskiw on Unsplash

Une motivation difficile à trouver

Partout, que ce soit sur Instagram ou dans mon cercle de proches, les solutions sont toujours les même : s’inscrire à la salle ou commencer à prendre des cours de sport.

Je n’ai jamais fait ça en France. J’ai essayé au Koweït et oui, ça fait du bien de faire de la musculation mais le fait d’être active me manque. L’inactivité me déprime. Quand j’allais à la salle de sport, je me disais sportive mais pas active. Au même titre que quand je courais le matin avant d’aller travailler.

Du coup, c’est très étrange parce qu’il y a une course à la sportivité mais pas à l’activité. Même les courses officielles permettent à des promeneurs de participer à des courses de 5 kilomètres. Les gens s’inscrivent pour la médaille mais ne marchent jamais au quotidien.

Alors quand je me demande comment je peux être plus active au Koweït, on me propose de m’inscrire à un cours de yoga ou à une salle de sport. On me parle de groupe de runners, mais je n’ai jamais trouvé personne qui soit motivé à l’idée d’aller travailler à pieds.

Le Koweït, un pays trop ennuyeux pour être actif

Voilà, le mot est lâché. Le fait que ce soit un pays où on fait vite le tour et où il n’y a pas grand chose à faire ne pousse pas à l’activité. Le sport est un passe temps quasi obligatoire car sinon, avec quoi occuper ses journées ? J’ai déjà essayé d’aller travailler à pieds mais les rues sont dégueulasses. On marche dans du jus de poubelle ou sur les parkings immondes.

J’ai essayé d’aller travailler à vélo, j’ai cru que j’allais mourir quinze fois. J’ai essayé de faire tous mes petits déplacements à pieds, j’ai eu du mal à supporter les regards et les klaxons.

Et puis surtout, globalement, on ne se promène pas au Koweït. Tous les conseils qu’on nous donne en France : se garer plus loin, aller travailler à vélo, descendre une station de métro plus tôt ou aller à pieds pour les petits trajets sont un calvaire au Koweït.

Et je parle de tout ça en hiver car, évidemment en été il fait trop chaud, c’est impossible.

Alors, chaque chose qui peuvent être des habitudes en France deviennent quelque chose à faire. Marcher trente minutes ? Impossible à faire au Koweït, sauf si on va marcher sur la corniche. 10 000 pas par jour ? C’est déjà difficile d’en faire 5 000…

Un weekend normal au Koweït – Photo by Juan Gomez on Unsplash

Quelles solutions ?

Il y a quelqu’un que je suis sur Instagram qui s’est mis en tête de faire 20 000 pas par jour. Je lui ai demandé comment il arrivait à ce nombre, eh bien croyez-le ou non, il fait des allers et retours dans son appartement.

Je me souviens que j’étais assise sur mon canapé quand il m’a écrit ça, je suis restée très étonnée. Vous imaginez, vous, faire des allers et retours dans votre couloir ?

Je n’ai trouvé aucune solution pour être plus active au Koweït, j’essaye déjà de me forcer à sortir de chez moi un peu plus. J’ai désinstallé mes applications de livraisons à domicile pour me forcer à sortir de chez moi si je veux manger un fast food.

C’est exactement mon niveau d’activité. Me forcer à sortir de chez moi pour aller manger un fast-food. Triste, n’est-ce pas ?

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2 Comments

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Pause café avec Audrey

    Coucou Liz !
    C’est vrai que ce n’est pas toujours évident de rester actif dans la journée, suivant le pays où on se trouve, le travail que l’on fait, les habitudes que l’on a …. mais en effet, c’est important de continuer à s’activer malgré tout, ne serait-ce que parce que c’est bon pour notre corps !
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

    • 2
      Eliz

      Coucou Audrey !

      Moi j’avoue que j ‘ai vraiment du mal à rester active au Koweït, c’est dans ma liste des resolutions pour 2020. Ca ne me fera pas de mal de reprendre un meilleur rythme de vie !
      Bisous 🙂

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