Equipement, budget et conseils pratiques.

Ça y est, vous êtes décidés : vous allez marcher le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Évidemment, c’est un voyage qui se prépare un minimum, il faut choisir son itinéraire, son budget et aussi son équipement.

Le problème c’est que si, comme moi, vous n’êtes ni randonneur, ni marcheur, vous avez zéro visibilité sur vos capacités et aucune connaissance en matière d’équipement.

Cet article va, je l’espère, vous aider à y voir plus clair ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire !

Pèlerin ou randonneur ?

Pèlerin ou randonneur ? C’est la question qui agite beaucoup de monde sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Certains pensent que le « vrai » pèlerin doit marcher avec le moins d’argent possible, d’autres pensent qu’il faut le faire dans la douleur tandis que certains ne sont là que pour la fameuse Compostella et ne marchent que les 100 derniers kilomètres.

Mon avis sur cette question est très simple : chacun est le pèlerin qu’il souhaite. Que vous le fassiez avec un gros budget, en mode minimaliste ou avec une aide pour porter vos bagages, ce Chemin est le vôtre.

Quel chemin choisir ?

Voilà la première question à laquelle il faut répondre. Il existe une multitude de chemins, plus ou moins long, plus ou moins touristique. Vous pouvez simplement sortir de chez vous et partir. Si vous voulez, vous pouvez faire le chemin en plusieurs fois.

Moi, je cherchais un itinéraire facile, sécurisé et sécurisant, que je pouvais marcher en un mois. J’ai choisi le Camino francès, qui est le plus connu. Au départ de Saint Jean Pied de Port, c’est 779km de marche avant d’arriver à Saint Jacques de Compostelle.

Camino francès. Credit photo : ACIR

Suivant vos capacités physiques, il faut entre 27 et 33 jours de marche, en moyenne, pour finir le Chemin. Vous pouvez ajouter 90 kilomètres pour aller jusqu’à Finisterre. Et encore une trentaine si vous voulez faire le détour par Muxia. J’ai mis 27 jours pour relier Saint Jean Pied de Port à Saint Jacques de Compostelle et ensuite trois jours pour rejoindre Finisterre.

Le Camino Francès est souvent surnommé l’autoroute des pèlerins parce que c’est le chemin le plus emprunté. C’était rassurant pour une débutante comme moi : vous trouverez à boire, à manger et des hébergements tout le long. Peu de possibilité de se perdre : les petites flèches jaunes sont partout !

On entend de plus en plus parler du Camino del Norte. Ce dernier traverse le Nord de l’Espagne mais semblerait un peu plus sportif, plus sauvage et moins autoroute que le Chemin que j’ai choisi.

Vous n’êtes pas obligé de traverser seulement l’Espagne, il y a un grand nombre de chemins, comme le montre cette carte d’Europe. Beaucoup de pèlerins décident de commencer leur périple au Puy-en-Velay ! Pour vous aider à choisir, je vous conseille vivement ce site.

Carte trouvée sur Generationvoyage.

L’équipement

Quel que soit votre budget pour votre voyage, mettez en une grosse partie dans l’équipement. On ne réalise pas à quel point une ampoule peut être douloureuse avant de marcher plus de 800km. D’ailleurs, on ne réalise pas à quel point chaque petit bobo peut devenir un enfer avant de marcher plus de 800km.

Le sac

Premier point, le sac à dos. Je suis allée chez Decathlon et j’ai acheté un sac 20L Quechua. Franchement, si c’était à refaire, j’irai en boutique spécialisée pour acheter un autre sac. Honnêtement, les premiers jours tout s’est bien passé, mais après une vingtaine de jours, j’ai commencé à sentir les faiblesses de ce sac à dos conçu pour les petites randonnées. Je vous conseille de faire un tour du côté de Deuter et surtout, d’essayer votre sac ! N’hésitez pas à demander de l’aide pour l’attacher et le serrer correctement !

Au niveau de la taille, 20L étaient amplement suffisant pour moi, je n’ai manqué de rien pendant les trente jours qu’ont duré la marche. Dans mon sac, j’avais :

  • 2 leggings
  • 2 t-shirt de sport
  • 2 brassières
  • 1 short en coton
  • 2 t-shirt en coton
  • 1 paire de chaussette
  • 3 culottes
  • 1 manteau de pluie
  • 1 petit pull léger
  • 1 pantalon de jogging/pyjama + 1 t-shirt en coton pour le pyjama
  • 2 paires de chaussures (mes sandales de marche et une petite paire pour les auberges)
  • 1 guide, 1 cahier, 1 stylo
  • 1 paire de lunette de soleil
  • 1 casquette
  • 1 sac de couchage
  • Iphone, Apple Watch, batterie portable, chargeurs, carte de crédit et passeport.
Mes vêtements

Et pour l’hygiène, je suis allée vers le minimaliste et me suis concentrée sur l’essentiel. Dans ma trousse de toilette, j’avais :

  • 1 huile solide de chez Lush
  • 1 shampoing et après-shampoing solide Lush
  • 1 boite de dentifrice à mâcher Lush et 1 brosse à dents
  • Huile de citronelle
  • 1 savon de marseilles
  • 6 serviettes hygiéniques lavables
  • Huile de coco
  • 3 pinces à linge et une corde
  • Quelques médicaments
Trousse de toilette minimaliste

Je suis partie en été, donc évidemment le contenu du sac peut changer. Ceci dit, si je devais refaire le même Chemin, je prendrais un seul legging mais deux shorts de sport. Un seul t-shirt en coton mais trois t-shirt de sport, j’ai perdu la paire de chaussette ! Je pense que des claquettes confortables auraient été plus agréables que les petites chaussures que j’avais. Un pull un peu plus épais m’a manqué lorsque j’étais en Galice.

L’huile et le shampoing solides ont fondu… Et ne vous inquiétez pas pour les médicaments, il y a tout un tas de pharmacie sur le Chemin !

Les chaussures

Nous ne sommes pas égaux en ce qui concerne les pieds. J’ai décidé de marcher en sandales parce que j’avais peur que mes pieds gonflent trop à marcher autant au soleil. À refaire, je ferais pareil. Au début, je n’étais pas convaincue par les chaussures. Soyons honnêtes : elles sont particulièrement laides.

Je suis allée au Vieux Campeur à Paris, j’ai essayé les chaussures et j’ai suivi les conseils du vendeur et après trois jours de marche, j’étais ravie ! Cependant, être en sandale ne m’a pas empêché d’avoir des ampoules. Mais ça a été plus simple pour moi de marcher avec que si j’avais eu des chaussures fermées. Combien ont finalement opté pour des sandales à la fin de leur périple ?

Allez en magasins spécialisés, demandez conseil, essayez, comparez et passez au dessus du look. Cependant, ne soyez pas trop flippés, il y a plein de magasins de chaussures spécialisés sur le Chemin !

Crédits : Keen

Le logement

Comme je l’avais écrit dans mon premier article à propos du Chemin : je suis pèlerin mais pas pénitent. Ca veut dire que je n’ai pas décidé de faire le chemin pour souffrir. Le bivouac, par exemple, ne m’est jamais passé par la tête et je n’avais aucune envie de dormir dehors.

Sur le Camino Francès il y a une grosse offre en matière d’hébergement. De l’auberge municipale reservée aux pèlerins aux hôtels de charme, vous trouverez toujours un endroit où dormir dans vos moyens.

Pour accéder aux auberges, vous devez avoir la Crédencial (le passeport du pèlerin). J’ai récupéré la mienne à Saint Jean Pied de Port pour 2 euros, dans le bureau de l’Association des Amis des Pèlerins. Certaines auberges sont en donativo (vous payez ce que vous voulez/pouvez. Ça ne veut pas dire gratuit !) et sinon les prix varient entre 5 et 13 euros. Ce sont, évidemment, des dortoirs.

Il y a aussi possibilité d’avoir des chambres privées mais, évidemment, ce n’est pas le même prix. Certaines auberges privées proposent aussi des chambres, il y a des pensions (chez l’habitant) ou des hôtels. Là, les prix varient, de 25euros à … l’infini haha ! Pour une chambre, il vaut mieux réserver. Soit sur Booking, soit en contactant directement l’hôte.

Gagnez 15 euros en réservant sur Booking.com via ce lien.

Pour ma part, j’ai fait de tout. Après deux nuits en dortoir, il me fallait un peu d’intimité et je prenais une chambre pour moi. Pèlerin, mais pas pénitent…

Pour les hôtels que j’ai choisis, j’ai franchement pris de tous les prix. Je réservais la veille pour le lendemain ou le matin même. Je pense très honnêtement que si je n’avais dormi qu’en dortoir, j’aurais, à un moment, détesté ce Chemin.

Le budget

Je n’ai pas tenu un budget très précis. Et je sais que j’ai dépensé un peu plus que la majorité des pèlerins rencontrés. Si vous n’avez pas de problème à dormir en dortoir, alors vous pouvez faire des journées à 30euros, en moyenne. Souvent, dans les restaurants il y a les menus du pèlerin qui coûtent 10euros. Le matin, vous trouverez des petits-déjeuners à 3 euros (café + tartine) Donc, si vous marchez un mois entier, vous êtes à 900euros.

Il faut aussi compter le moyen de transport pour rejoindre votre départ (j’ai payé 110euros mon billet de train Paris – St Jean Pied de Port, mais j’aurais pu l’avoir à 79euros si j’avais été au bout de ma première réservation…)
Il faut aussi prendre en compte le retour une fois arrivé à Saint Jacques de Compostelle (ou à Finisterre)

Photo by Fabian Blank on Unsplash

Je n’ai pas vraiment regardé mes dépenses pendant ces 30 jours. J’ai réservé une nuit à Saint Jean Pied de Port, à Ronceveaux et à Zubiri à l’avance parce que je n’avais aucune idée de comment allaient se passer les premiers jours. Une fois sur place, j’ai alterné entre dortoirs et chambres d’hôtels, menus du pèlerin et restaurants à la carte. Équipement, billet de train aller, hôtels et nourriture compris, je pense que j’ai dépensé 1 700 euros, la majeure partie dans l’hébergement.

Evidemment, si vous bivouaquez et êtes en total autonomie, c’est encore un autre budget… Mais là, je n’ai vraiment aucune idée.

Je pense avoir fait le tour ! Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poster dans les commentaires !

Cet article contient des liens en affiliation avec Booking.com ! Si vous réservez via ce lien, je toucherai un petit quelque chose, ça ne change rien pour vous !

2 Comments

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    • 2
      Eliz

      Coucou ma belle !
      Oui, surtout au niveau de l’équipement ! Je pense que c’est vraiment LE pôle sur lequel il faut investir et se pencher parce que sinon…Ça peut vite se transformer en cauchemar cette histoire !
      Bisous <3

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