Et si, pour 2019, on apprenait quelque chose de nouveau ?

Ca y est ! 2019 a commencé. On a tous pris nos bonnes résolutions, les chemins sont pris d’assauts par les nouveaux joggers matinaux, les salles de sport ont explosé leur chiffre d’affaire… Les livres de régime se sont vendus comme des petits pains et on s’est tous promis qu’en 2019, on prendrait enfin soin de nous. Cette année, j’ai décidé d’apprendre quelque chose de nouveau. 

Cette année 2019, j’ai décidé de me mettre au roller. Pas les rollers en ligne, non, le quad. Comme les enfants. J’ai acheté des rollers à Paris, ce sont des Rookies, ils sont roses pales, on dirait des rollers Adidas. Et j’ai décidé qu’en décembre 2019, je pourrais faire des chorégraphies avec mes rollers.

Pourquoi ?

La première question que l’on m’a posé quand j’ai parlé de mon envie d’acheter des rollers est … Pourquoi ? C’est vrai, ça, pourquoi ? Suite à une rupture en 2010, j’ai décidé que je ferai tous les ans quelque chose de nouveau. Je m’étais limitée aux voyages ou à des exploits sportifs : un Paris-Deauville à vélo et un semi-marathon, par exemple. Mais je n’ai jamais réussi à faire quelque chose sur le long terme.

Je me lance des défis, certes, mais ce n’est jamais dans l’amélioration. Par exemple, le Paris – Deauville ou le semi-marathon, il n’y avait pas d’objectif temps. Je voulais juste le finir. Et une fois fini, eh bien, c’est fini ! Pas d’ambitions d’aller plus vite, de le faire encore en étant mieux préparée. Non… A la limite, je voudrais bien partir de Paris pour aller au Mont Saint Michel à vélo, mais même si ça prend un mois, je serais contente de l’avoir fait.

Une éternelle « commenceuse »

« Commenceuse » est un mot qui n’existe pas, mais je pense qu’on devrait le mettre dans le dictionnaire. Je commence les choses, mais je ne vais jamais plus loin.

Il y a deux ans, j’ai acheté une machine à coudre. Je voulais coudre mes propres cotons démaquillant lavable. Et puis m’entrainer et m’améliorer pour être capable de créer mes propres vêtements. C’est mon rêve, d’acheter du tissus et d’en faire ce que je veux. Eh bien, la machine est branchée. C’est tout. Elle est prête à fonctionner, j’ai regardé des centaines de vidéo YouTube et je n’en ai jamais rien fait.

J’ai aussi essayé la broderie. J’ai acheté deux tambours en bois – un petit, un grand – trois t-shirts basiques chez H&M et j’ai commencé à broder. J’ai un t-shirt noir avec une petite tête de chat très enfantine et un t-shirt gris avec un coeur. Je connais un point de broderie. Et maintenant le tambour, les aiguilles et le fil sont dans un sac plastique.

J’ai commencé à prendre des cours d’arabe. Religieusement, je suis allée à mes cours le samedi matin, j’ai appris l’alphabet, j’ai appris comment écrire. Et puis après la session deux, j’ai décidé que la vie avait tout un tas de nouvelles choses à m’apporter.

Je suis curieuse de tout, je veux tout connaitre et tout apprendre. En couture, ce qui m’intéressait c’était le fonctionnement de la machine. Je peux maintenant parler de tous les points. En broderie, je voulais apprendre à dessiner avec une aiguille. Eh bien c’est fait. En tricot aussi, je sais faire le point de mousse. Je suis contente parce que, en arabe, je peux lire ce que je vois autour de moi quotidiennement. Même si j’ai un peu oublié, je peux déchiffrer l’alphabet cyrillique.

Photo par Stefan Cosma pour Unsplash

Se concentrer sur une seule chose

Je crois profondément que tous les aspects de notre personnalité sont liés. Par exemple, je m’éparpille dans mes passions, mais c’est pareil dans mes relations avec les autres. Je commence quinze choses à la fois, parfois une se détache du lot, mais plus souvent je les abandonne au fur et à mesure des nouveautés qui se présentent à moi.

C’est un mystère que ce blog soit toujours vivant…. Mais vous avez surement remarqué aussi que je commence sérieusement à travailler sur mon profil Instagram et je pense à créer une chaine YouTube. Clairement : je m’éparpille !

Je crois profondément que si on travaille un aspect de notre vie, ça aura des repercussions sur tout le reste. En me concentrant sur le roller et uniquement le roller, peut être que j’arrêterais de m’éparpiller socialement ? C’est ce que j’ai décidé d’observer pendant l’année 2019.

Le choix du roller.

Ca fait des années que je veux faire du roller et des années que je ne le fais pas. Je suis très introvertie, donc généralement les choses que je veux apprendre peuvent être étudiées à la maison, seule. Par exemple, j’ai commencé le running sur tapis.

En ce qui concerne le roller, je suis obligée d’aller dehors. J’avoue avoir trouvé mon équilibre toute seule dans le couloir de mon appartement au Koweït. Je n’avais même pas osé vraiment les essayer dans le magasin ou chez mes parents. La première fois que je suis allée faire du roller dehors, j’étais tellement angoissée que j’ai cru que mon coeur allait s’arrêter de battre.

Et puis j’ai continué et je suis tombée. Je suis tombée au pied de deux filles, deux garçons m’ont aidé à me relever et des gamins sur leurs patins me regardaient. Rien que de l’écrire, je suis encore rongée par la honte ! Mais je me répétais que tomber n’était pas grave et que le plus grave était de ne jamais se relever.

Alors je me suis levée et je suis partie. A l’heure où j’écris cet article, ça fait une semaine que j’ai commencé et, si je veux être honnête, je commence à ressentir la lassitude parce que, petit à petit, je commence à savoir faire du roller.

Arrêter d’apprendre, commencer à pratiquer

En écrivant cet article, j’ai réalisé que j’adore apprendre. Les nouvelles choses me passionnent : j’ai, par exemple, de grandes connaissances en matière de grossesse, accouchement et nouveau né. Globalement, j’ai mon mot à dire sur pratiquement tout. Ce n’est pas prétentieux, c’est simplement que je suis une sorte de grosse boite avec plein de choses plus ou moins interessantes dedans.

Mais dès qu’il s’agit de mettre en pratique : il n’y a plus personne. A force de tout réfléchir et de tout intellectualiser, j’en oublie de pratiquer. Je suis exactement le genre de personne qui peut savoir comment piloter un hélicoptère sans jamais avoir mis un pied dedans.

Du coup, pour cette année 2019, je vais arrêter d’apprendre et je vais commencer à pratiquer ce que je connais un peu !

Qu’est ce que je gagne à apprendre et pratiquer de nouvelles choses ?

Quand on veut apprendre quelque chose, on a besoin d’énormément de pré-requis. Les deux plus importants sont : la confiance en soi et l’acceptation d’échouer. Et chez moi, ce sont deux choses un peu fragile… Qui vont et qui viennent.

Je refuse toujours de me mettre dans des situations embarrassantes. J’ai arrêté les cours d’arabe car nous commencions à parler…. Et que je suis dans l’incapacité de prononcer certains sons ! Au lieu d’accepter que je ne parlerais jamais arabe comme un natif – au même titre que mon anglais sera toujours un peu francisé – j’ai décidé d’arrêter.

Tout cet apprentissage du roller a pour but – honnêtement – de gagner en confiance, d’accepter que les choses prennent du temps et que ce n’est pas grave d’échouer. Evidemment, je le fais aussi pour m’amuser mais tout ce qu’on entreprend a un impact dans un autre aspect de notre vie.

J’avais fait une liste d’étapes à franchir pour avoir mes progrès devant les yeux. Et une des étapes était tomber devant quelqu’un. Maintenant que c’est fait, qu’est-ce qui peut m’arriver de plus humiliant ? Rien ! Alors je n’ai aucune raison d’abandonner l’apprentissage !

Et toi ? Tu es fidèle à tes passions ou tu aimes plutôt papillonner ? Tu as envie de faire quelque chose de nouveau pour 2019 ?

8 Comments

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Audrey

    Coucou Liz !

    Que je te comprends avec l’envie de toujours vouloir apprendre de nouvelles choses !
    Je suis moi aussi plutôt comme ça.

    Par exemple en terme de loisirs créatifs, j’ai presque tout testé : perles, mosaïque, broderie, tricot, serviettage, peinture (sur verre, sur soie, aquarelle, à l’huile, acrylique), point compté, scoubidous, couture, brickstitch…. J’ai tendance comme toi à vouloir savoir faire, mais parfois aussi à me lasser de certaines choses.

    En ce moment, mes grands dada sont le brickstitch et la couture (j’ai récupéré ma machine chez mes parents lors de ma dernière visite).

    J’ai bien rigolé en lisant ton passage sur la couture, car je me suis bien retrouvé ! J’adorerai moi aussi pouvoir faire des vêtements mais je vais monter en progression petit à petit !
    En tout cas, je trouve ça chouette les rollers ou plutôt devrais-je dire les patins à roulettes, je suis sure que c’est un super moyen de prendre plus confiance en soi et il doit y avoir de chouettes endroits où se promener avec le temps doux du Koweït !

    Gros bisous

    • 2
      Eliz

      Coucou !

      J’ai pensé à toi en écrivant cet article parce qu’il me semblait bien que tu avais touché à… tout en ce qui concerne les loisirs créatifs !!

      En tous cas, je ne connaissais pas le brick Stitch, alors merci pour la découverte ! (j’adore) Après en ce qui concerne les loisirs créatifs, je sais que ça va me prendre du temps avant d’arriver à quelque chose que j’aime bien du coup j’arrive à me contrôler 😀

      Si tu arrives à faire tes propres vêtements, je serai la première à vouloir les voir ! Je trouve ça toujours hyper impressionnant !

      Et malheureusement, il n’y a beaucoup d’infrastructures pour faire du roller et les routes sont un peu trop dangereuses pour faire ça… 🙁

      Gros bisous :))

  2. 4
    Babitty Lapina

    Je me retrouve beaucoup dans cet article (mon ukulélé qui traîne dans mon salon me juge depuis trop longtemps 😂) Mais cette année je suis bien décidée à ne pas juste apprendre mais vraiment pratiquer ! Je trouve ça bien de se mettre des minis objectifs.

  3. 7
    Camille

    Bonjour, je découvre votre blog par la lecture de quelques articles dont celui ci !
    Je m’y retrouve complètement : combien d’activités ai-je commencé et arrêté en cours d’année ? J’arrive désormais à me canaliser sur un type d’activité: les loisirs créatifs, mais j’ai une pièce rempli de matos, j’achète tout le matos, je crée un ou deux trucs et je passe à autre chose… Je m’écœure quand je pense à l’argent investi et le matos que j’entasse… Par contre, chose rigolote, l’activité qui me plaît toujours autant et pour laquelle je poursuis l’aventure c’est la couture ! Je me couds mes fringues ! J’en suis hyper fière mais là aussi tout de même j’ai des kilos de tissus achetés avec un projet en tête et puis 2 jours après un nouveau projet passe en priorité … Je suis incorrigible …

    • 8
      Eliz

      Bonjour Camille !

      Oui, le prix que ça coute ! C’est une catastrophe ! Et puis parfois, je me dis « ah tiens, je vais revendre » (par exemple, justement, cette machine à coudre) et après je pense « Ah non ! On sait jamais ! » Haha ! Ce « on sait jamais » est si présent et si insupportable !
      Et bravo pour la couture ! Je rêve de pouvoir le faire ! Pour être honnête, je n’ai jamais réussi à franchir le cap de l’allumer 🙁

      Merci pour votre commentaire en tous cas ! <3

Quelque chose à ajouter ? :)