Comment j’ai lâché prise sur la question environnementale.

J’ai été éduquée dans le respect de la planète. Sans spécialement réfléchir à mon impact sur l’environnement, j’ai pris de bonnes habitudes pour préserver la planète. En grandissant, je me suis renseignée de plus en plus jusqu’à adopter un mode de vie écolo, mon objectif étant d’atteindre le zéro déchet. Et puis je suis arrivée au Koweït…

Des bonnes habitudes dès l’enfance.

Sans être hyper concernés, mes parents ont toujours respecté la planète. On trie les déchets, on coupe l’eau du robinet quand on se brosse les dents ou quand on se savonne. Ce sont de petites habitudes que l’on prend au quotidien. Ma mère a un sac réutilisable dans son sac pour les courses imprévues.

Mon frère et moi avons toujours été éduqués dans le respect en général. Ça implique aussi de respecter la planète : on ne gâche pas la nourriture, on ne jette pas les papiers par terre. On n’achète pas non plus des nouveaux vêtements toutes les semaines et on se questionne sur nos besoins réels. Je ne sais pas si c’était pour des raisons économiques mais quoiqu’il arrive, nous sommes aujourd’hui respectueux de ce que nous offre la planète.

Il n’empêche que j’étais une grosse grosse consommatrice. J’ai commencé à travailler et mes premiers salaires ont été littéralement brûlé dans les enseignes de fast-fashion. Le made in France ? Connais pas. Qualité plutôt que quantité ? Hein ? Quoi ? Plus je possède, plus je suis heureuse. J’entasse les t-shirt rayés et chaque vêtement a son histoire.

Une prise de conscience radicale.

Et en Novembre 2012, je pars en voyage itinérant de cinq mois. Je me souviens qu’à cette époque, j’ai réalisé que j’allais devoir porter mes affaires et que non, mes épaules et mon dos ne sont pas assez forts pour porter plus de dix kilos. Est-ce que vous savez à quelle vitesse on atteint les 12 kilos ? Laissez moi vous répondre : ils arrivent très rapidement.

Je prends mon avion avec deux leggings, cinq t-shirt, un short, sept culottes et sept paires de chaussettes. Mon lisseur reste à la maison ainsi que tout mon maquillage. Je me souviens très bien que les premières semaines ont été difficile et puis, jour après jour, je réalise que je n’ai finalement besoin de rien.

Et en revenant en France, c’est la claque. Je retrouve ma montagne de vêtements, mes soixante paires de chaussures, mes quarante bonnets et écharpes. Ca a été un peu difficile de revenir dans une vie de consommatrice excessive. Alors j’ai pris le chemin inverse.

Une vie d’ascète

C’est à ce moment là que j’ai commencé à me poser des questions sur mon impact sur l’environnement. Je me suis renseignée sur des alternatives pour aller plus loin. J’ai commencé à laisser ma voiture au profit des transports en commun, à consommer moins, acheter moins de vêtements et réfléchir à deux fois avant de craquer.

Petit à petit, les changements se sont fait aussi dans mon assiette. J’ai commencé à ne plus manger d’animaux, à consommer bio et local, à boycotter certaines marques. Et puis, c’est un cercle. J’ai commencé à rencontrer des gens vegan, écolo et zéro déchet. Petit à petit, j’ai réduit, réduit, réduit.

A la fin, je suis devenue une vegan boycottant les magasins de fast-tout. Basique de qualité plutôt que trend temporaire était devenu mon crédo en matière de mode. Des produits de beauté triés sur le volet : naturel, écolo et cruelty-free. Toute une histoire ! Des huiles plutôt que du lait démaquillant et je faisais ma petite propagande dans mon entourage.

A mon arrivée au Koweït, j’étais donc vegan, anti-capitaliste, je mangeais le plus souvent local et de saison. Je n’achetais que les vêtements dont j’avais besoin, jamais plus. Je trainais avec la même paire de basket et je culpabilisais chaque fois que je dépensais des sous dans quelque chose qui n’était pas durable.

Le relâchement

Le Koweït s’est construit sur un modèle américain. Fast-food, fast-fashion, tout est fast. Le Koweït est un désert : quasiment rien n’est local. Et ce qui est bio est excessivement cher. Quand je sortais au restaurant, je lisais cent fois le menu dans l’espoir de trouver autre chose que des frites.

Au début, j’arrive à tenir le coup. Je continue de répandre la bonne parole. Il faut protéger la planète et il faut toujours aller plus loin. Ce n’est jamais assez.

J’ai commencé à lâcher du lest un jour où je n’ai plus de shampoing. Je n’ai pas envie de conduire pendant vingt-cinq minute aller et vingt-cinq minute retour pour acheter un shampoing bio-naturel-sans-sulphate-sans-paraben et j’achète quelque chose au supermarché.

Ensuite, c’est au restaurant que j’ai craqué. Dans un libanais, fatiguée de manger du houmous, j’ai commandé quelque chose avec du fromage. Et petit à petit, j’ai recommencé à manger des produits d’origine animale à l’extérieur de chez moi. Je me rappelle avoir eu l’impression de trahir toutes les choses pour lesquelles je me battais. Je me suis sentie un peu lâche de baisser les bras aussi rapidement.

Des contradictions quotidiennes

Petit à petit, j’ai lâché du lest. Le quotidien est difficile car chaque pas est une contradiction. Je n’arrive plus à savoir ce qui fait le plus mal à la planète : l’heure que je passe dans ma voiture pour aller chercher un shampoing bio ou le shampoing plein de produits chimiques ?

Je coupe toujours l’eau quand je me brosse les dents et quand je me savonne. Mais je ne peux pas trier mes déchets, car le tri n’existe pas. Je jette toujours mes déchets à la poubelle mais j’ai toujours des dizaines de sacs plastiques quand je fais mes courses. Je mange des oeufs bio mais aucun fruits que j’ai dans ma cuisine n’a poussé au Koweït.

Il n’y a rien dans ma cuisine, sauf les oeufs et les concombres, qui n’ait pas pris l’avion pour venir. Et moi, je prends l’avion au minimum quatre fois entre janvier et décembre, juste pour voir ma famille. Je fais 10 000 kilomètres avec ma voiture en dix mois et je ne compte pas les kilomètres que je fais en étant assise sur le siège passager. Et dans le lot, il n’y a pas de long trajets. Car mes longs trajets se font en avion.

Tous les jours, je réfléchis à chacun de mes mouvements et à mon impact environnemental. Je suis passée de l’élève parfaite au cancre du fond de la classe.

Une charge mentale difficile à porter quand on est seul

En France, j’avais du soutien. Même si mon entourage ne comprenait pas forcément, c’était beaucoup plus facile de manger local et sans produits animaux. Il me suffisait de marcher dix minutes pour trouver ce dont j’avais besoin. Au moins, j’avais des alternatives. Au quotidien, c’était difficile de jongler entre les appels à la consommation et mes convictions. Mais c’était possible, parce qu’il y avait des alternatives.

En arrivant au Koweït, je n’ai rencontré personne qui soit aussi convaincu que moi. Personne ne partageant mes combats à ce point là. J’ai rencontré des gens concernés par cette question environnementale, mais ils ne l’étaient pas assez pour moi.

Au Koweït, j’ai passé les premières semaines dans une solitude inexplicables car personne, personne, ne partageait mes convictions. Faire mes courses était un enfer : il n’y avait rien qui convenait à mon mode de vie. Aller au restaurant était un enfer. Non seulement j’étais seule, mais chaque pas à l’extérieur me prouvait à quel point je l’étais.

Comment acheter local dans un pays où rien ne pousse ? Et puis, vous imaginez l’eau qu’il faut pour faire pousser des tomates et des concombres dans le desert ? Tous mes actes quotidiens étaient matières à questionnement… Avec toute l’eau utilisée, acheter local est-il mieux qu’acheter des produits exportés ?

On fait de son mieux suivant les possibilités

J’ai appris, chaque jour, à lâcher du lest. De là où je suis, je ne peux pas vivre sans voiture. Je ne peux pas trier mes déchets, je ne peux pas boire l’eau du robinet. Chaque fois que je mets un pieds dehors, c’est un appel à la consommation et c’est difficile pour moi de resister.

Je me sentais perpétuellement coupable. Coupable de baisser les bras et de trahir mes convictions. Coupable de ne pas aller au bout de mes idées comme je le faisais avant.

Et puis un jour, j’ai réalisé que … mettre ses déchets à la poubelle était un grand pas ici, au Koweït. Ne pas jeter ses déchets par la fenêtre était déjà une initiative.

Alors depuis, j’explique à mes élèves qu’il faut couper l’eau quand on se savonne. Que les papiers vont à la poubelle et pas par terre. Que oui, on peut réutiliser une feuille pour un dessin, il suffit de la retourner.

J’ai réalisé que je n’ai pas toutes les alternatives que me proposent la vie en France. J’étais chanceuse, en France, d’avoir tous ces moyens mis à ma disposition pour prendre soin de la planète. J’étais chanceuse, aussi, d’avoir reçu une education telle que, le minimum pour la France est le maximum pour certains pays.

Autant pour la France, je suis devenue un désastre écologique, autant pour le Koweït, je suis une sorte de modèle de protection de la planète. Alors… Au lieu de culpabiliser de ce que je ne fais pas, je fais en sorte que ce que le peu que je fais soit le minimum pour les gens avec qui je passe du temps !

25 Commentaires

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  1. 1
    auroreinparis

    Il est super ton article ! Il reflète bien ce que je répète aux gens mais qu’ils s’évertuent à ne pas entendre : il faut faire dans la limite de ses possibilités. Non on ne demande pas à l’inuit de manger de sucer de la glace pour vivre.
    Comme toi je suis partie 6 mois et demi sac au dos, j’en suis revenue végan , bio, 0 déchets etc … J’ai pris conscience que même si je ne suis pas une consommatrice (je déteste le shopping), j’avais déjà beaucoup (trop). Mais je sais que si je repars en voyage, dans certaines zones du monde, il sera difficile de manger bio et végétalien sous peine de ne rien manger (et la B12?). Il faut juste savoir faire la part des choses, et faire quand c’est possible de le faire. Super article, vraiment.

    • 2
      Eliz

      Merci beaucoup !! Ca a été difficile pour moi à entendre et à accepter, le fait de « faire à la hauteur de ces possibilités » car je faisais partie de la team extrémiste ! J’ai mis du temps à le réaliser, je crois que j’ai arrêté de me sentir coupable seulement maintenant, trois ans après mon arrivée !

      Merci encore pour ton commentaire en tous cas 🙂

      • 3
        auroreinparis

        Il n’y a pas d’extrémiste ! Si ? Moi je ne crois pas, il n’y a que des gens qui ont à cœur de bien faire et de faire au mieux. Ici, en France, comme tu le dis, c’est facile. Toi tu fais comme tu le peux, et en adéquation avec toi même, c’est le principal. J’ai juste du mal avec ceux qui ne veulent pas faire le moindre effort et se trouvent tjs des excuses, et ça n’est pas ton cas. Belle journée à toi !!

        • 4
          Eliz

          Quand je dis que j’étais extrémiste, c’est que j’étais carrément dans le jugement des autres qui n’avaient pas compris que je détenais la Vérité ! Ou ceux qui ne faisaient pas assez à mes yeux. Je n’avais jamais réalisé que ce n’est pas à la porté de tout le monde d’aller aussi loin.

          Mais par contre, oui ! Ceux qui ne veulent pas faire le moindre effort simplement par confort… Ufff, je ne supporte pas !

          Bonne journée à toi aussi, et j’espère te revoir dans le coin 🙂

  2. 7
    MAYLIS

    Très intéressant ton article, je suis moi-même à fond zero dechet, bio et je ne mange quasi jamais de viande (pas chez moi en tout cas). mais oui cette course a la perfection est difficile, ce qu’il faut c’est faire de son mieux et sortir de la culpabilité a tout va. Chacun son chemin. J’en parle justement souvent sur mon blog 😉

  3. 9
    petitsruisseauxgrandesrivieres

    Ton article est très intéressant. L’environnement, porteur ou non, joue en effet un rôle capital dans la possibilité que nous avons de nous montrer écologiquement responsable. Tu le soulignes avec justesse, faire 30 minutes de voiture pour acheter un shampoing bio est un non-sens.
    Disons qu’il faut faire le choix, pas toujours le meilleur, mais le moins mauvais 🙂

    • 10
      Eliz

      Merci beaucoup !
      C’est vraiment ça : faire le « moins mauvais » choix… C’est toujours un peu difficile quand c’est entre deux mauvais choix mais bon, j’imagine qu’on s’habitue à tout…

  4. 11
    Clarisse - Pipelette & Gambettes

    Je suis assez surprise ; je sais bien que tous les pays ne sont pas au même niveau mais ne pas mettre ses déchets dans la poubelle … c’est vraiment juste du bon sens. Ou alors on fait ça si y’a des gens pour nettoyer direct derrière toi (admettons ! genre comme au resto, tu laisses tout en place ^^). Y’avait un petit peu ça en Corée, un tout petit peu. Et les gens s’organisaient, genre un gars posait son vieux gobelet quelque part et finalement les prochains posaient leurs déchets au même endroit. Une sorte de poubelle sans contenant ahaha.
    Alors autant en France je gère grave le tri, c’est juste une évidence : les papiers/cartons, les conserves/bouteilles plastiques et la poubelle noire. Mais là j’suis au pays du tri ultime et j’suis en angoisse à chaque fois que je dois jeter un truc … parce que je sais le jugement qui m’attend si je me trompe ><
    sinon oui je fais attention mais je garde le coté pratique en tete … je fais attention sur certains points, mais pas sur tout. Des petits efforts. J'aime les longues douches … mais j'ai pas de voiture ahahah ; j'étais végétarienne au lycée, ça a mal tourné, c'était pas pour des questions environnementales, je me vois pas y revenir, surtout en vivant à l'étranger, mais pour l'environnement je fais un peu attention, j'en consomme moins et j'essaie d'autres alternatives #passiontofu
    j'ai beaucoup aimé ta story en complément. faire du mieux que l'on peut dans un contexte donné c'est l'idéal, ça permet de pas perdre la tete mais aussi de faire attention et de garder ses valeurs. =)

    • 12
      Eliz

      Tu sais Clarisse, qu’ici il y a en effet des gens qui ramassent derrière nous… Pas à chaque fois chaque fois, mais des messieurs qui nettoient les rues, il y en a littéralement à chaque coin de rue. Si tu vas en bord de mer avant le lever de soleil, il y a une armée d’hommes en combinaison jaune qui nettoient les plages…

      Et oui, j’imagine que la situation inverse n’est pas forcément la plus agréable non plus ! Je crois que dans tous les cas, le jugement qu’il soit donné ou reçu ne devrait même pas exister dans le cadre de l’environnement. Parce qu’on a pas du tout le même parcours ! Et puis je pense que voilà, chacun fait ce qu’il peut comme il peut. Avec ce qu’on a autour de soi mais aussi sa personnalité et c’est souvent une donnée qu’on oublie.

      Merci en tous cas pour tes commentaires, toujours très intéressants !

      • 13
        Clarisse - Pipelette & Gambettes

        Ah donc s’il y a ces hommes dont le job est de ramasser les détritus ça doit moyennement encourager les gens à le faire eux meme. Je vois.
        Oui, c’est le jugement qui pose soucis … littéralement j’aimerai mieux qu’on vienne m’aider que de me toiser de loin ^^
        Et merci pour tes articles que je trouve super intéressant et qui lancent les conversations =)

  5. 16
    Fanny | Parenthèse Citron

    Ton article me fait beaucoup de bien, car depuis que je vis aux USA moi aussi je culpabilise beaucoup. Dur d’acheter des fruits et légumes en vrac, le bio est même systématiquement emballé ou étiqueté (je déteste ça), les appartements sont mal isolés et surchauffés (collectivement) donc on se retrouve à ouvrir les fenêtres pour évacuer le surplus et pouvoir dormir… On est contraints d’utiliser des bouchons de nuit (qu’il faut changer de temps en temps), et peu de produits ne sont pas emballés, par rapport à la ville où je vivais en Espagne.

    Même dans une grande ville comme Boston, les choix quotidiens sont à 10 000 lieues de mon rythme de vie et de mes habitudes d’avant, et je le vis mal. Dur de trouver des produits d’hygiène qui soient vraiment bio, du coup je profite du trajet de mes proches pour passer des commandes, ou bien je me contente du non-bio (mais le plus naturel possible). Heureusement, je suis venue avec beaucoup d’objets aidant aux 0 déchet (oriculi, cotons lavables etc) car je pressentais que ça serait plus dur. J’ai un peu lutté pour avoir une cuisine sans plastique (il n’y a que le presse-agrumes et bientôt le mixeur qui en ont), grâce au marché d’occasion ou à la patience.

    Ta conclusion me plaît car en effet, plutôt que de voir le verre vide et ce que je ne peux plus faire, je devrais visualiser le verre plein et voir comment je pourrais amener les gens d’ici à une réflexion et à de nouvelles habitudes 🙂

    • 17
      Eliz

      Ah oui ! Je n’ai pas parlé des appartements mal isolés, mais c’est pareil ici ! La clim qui tourne 24h/24 parce qu’on ne peut pas vivre sans pendant l’été… Et les chauffages électriques pendant l’hiver à cause des courants d’air, c’est une catastrophe ! Je serais intéressée de lire comment ça se passe globalement dans toute l’Europe. Je n’avais jamais réfléchi à comment ça se passait ailleurs, d’un point de vue environnemental, parce que je pensais que partout c’était comme en France haha !

      Je pense qu’à mon prochain passage en France, je ferai le plein d’objets qui aident au 0 déchet. A la limite, même si à l’extérieur c’est une catastrophe, autant essayer au maximum d’avoir un intérieur sain ! Pour la cuisine sans plastique, félicitations ! J’en suis vraiment loin, tout est excessivement cher ici et acheter d’occasion ce n’est vraiment mais alors vraiment pas quelque chose qu’on fait !

      Merci beaucoup pour ton commentaire ! Et bon courage au quotidien, je sais que c’est vraiment difficile mentalement de, chaque jour, aller contre ses valeurs.

  6. 20
    mithrowen

    Ton article est vraiment intéressant car il montre à quel point notre point de vue est relatif. Je vis en Suisse, pays des fous furieux du recyclage, alors forcément on a de la peine à imaginer que dans certains pays on puisse mettre tout à la poubelle, voir à côté de la poubelle (en Suisse, si tu mets un truc par terre, y’a des chances que quelqu’un vienne te dire de ramasser tes déchets…). Mais ça a aussi un côté désespérant…on se dit: je fais plein d’effort, mais les autres n’en font pas du tout, est-ce que ce que je fais est utile ? C’est pas facile tous les jours de maintenir les efforts dans ces conditions…

    • 21
      Eliz

      Ah oui, la Suisse ! C’est très marrant d’ailleurs parce que quand j’y suis allée je n’avais pas réalisé à quel point les endroits où je suis allée était propre. Mais maintenant que j’y repense avec mon point de vue de nouvelle-Koweïtienne, je me dis que c’était presque étincelant tellement tout était propre ! haha

      Et oui, c’est difficile de ne pas tomber dans le foutu pour foutu. Ma première année au Koweït, c’était presque euphorisant pour être honnête ! Pourquoi je devrais éteindre la lumière chez moi alors que les propriétaires d’immeuble laissent toutes les pièces allumées pour montrer que l’appartement est à louer ? Je suis devenue folleeee, c’est comme si je n’avais plus aucune limite dans la consommation ! Et je sais pas, en fait au bout d’un moment c’est lassant.

      Je voyais ça presque comme une contrainte quand j’étais en France, du coup cette liberté au Koweït m’a mise en joie et je suis devenue une véritable catastrophe écologique. Et puis petit à petit, j’ai réalisé que je ne prenais finalement aucun plaisir à faire certaines choses. Au final, comme c’est une education qu’on a eu, je crois que c’est vraiment ancré quelque part et qu’on y revient toujours.

      Si c’est utile… Je pense que oui parce qu’au final, je pense que ce sont des pays comme la Suisse qui ont raison. Le Koweït va sûrement se réveiller dans quelques années et essayer d’atteindre une sorte d’idéal… J’espère ! Peut être que je suis trop optimiste :))

  7. 23
    Audrey

    Je comprends ta frustration. C’est difficile quand on a des idéaux de devoir revenir dessus parce qu’on a pas vraiment le choix. En même temps, je le comprends très bien car aux Etats Unis, c’était aussi un peu comme ça…
    Bisous !

    • 24
      Eliz

      C’est marrant parce que je pense vraiment que si toi et moi on se retrouvait autour d’un café à parler des Etats-Unis et du Koweït, je pense qu’on trouverait énormément de points communs ! Alors que, en théorie, ce sont deux pays très éloignés !
      Bisous 🙂

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