L’opération de la myopie au laser

A l’âge de 8 ans, lors de la visite médicale, l’infirmière a écrit un petit mot dans mon carnet de santé à l’attention de mes parents : il fallait que j’aille voir un ophtalmo, et que j’y aille rapidement.

Je ne me souviens évidemment pas de mon premier rendez-vous chez l’opthalmo, mais je me rappelle avoir entendu les mots myopies, astigmatie et lunettes. C’était le début pour moi d’une sorte d’enfer : des tours et des tours chez les opticiens pour trouver des bonnes lunettes, les enlever et les remettre suivant les situations… Et à l’âge de 15 ans, l’ophtalmologue me dit cette fois ci que je dois porter mes lunettes en toutes circonstances.

S’ouvre à moi une nouvelle vie plutôt ennuyante : une vision toujours entourée du cadre de mes lunettes que je choisissais le moins visible possible. Je passe sur les quatre années à porter des lentilles qui m’ont asséché les yeux pour aller directement au rendez vous chez mon ophtalmo préférée pour parler de l’opération.

Des premiers tests…

Bonne nouvelle : ma vision n’a pas bougée depuis trois ans. Elle fait donc les premiers tests, elle vérifie si mes yeux ont assez de larmes par exemple. Pour être honnête, je ne me rappelle pas trop de ce qu’elle a testé, ça ressemblait à une consultation comme les autres, sauf qu’elle s’est conclue par un rendez-vous à la clinique la semaine d’après pour une éventuelle opération deux semaines plus tard. A la clinique, je fais d’autre tests. Ce sont plutôt des photos de mes yeux, mais je ne sais pas ce que l’on vérifie : je crois la tension de l’oeil et évidemment j’ai droit à un fond de l’oeil qui ruinera les deux heures suivantes. Mais le médecin est formel : je peux me faire opérer la semaine suivante, l’intervention est prévue pour 9h, je dois prendre la moitié d’un lexomil une heure avant. Pas de lentille la semaine précédent l’intervention et pas de maquillage la veille.

Jusqu’à l’opération.

La veille, avant de me coucher, je prends mon demi-lexomil pour passer une nuit sereine. Je me réveille plutôt détendue et je me demande si je dois vraiment prendre l’autre moitié du comprimé une heure avant l’intervention. A 7h30, l’angoisse commence à monter, j’attends l’heure pour prendre mon comprimé et j’arrive à 8h57 devant la clinique. L’assistante du médecin me prépare : j’ai le droit à une petite blouse, une charlotte et des sur-chaussures, elle me met des gouttes anesthésiantes à trois reprises et je rentre ensuite dans la salle pour le laser.

L’opération est courte : elle dure trente minutes. Il y a un premier laser pour découper la cornée, il dure 22 secondes et on sent une pression sur l’oeil puis un deuxième laser (celui qui corrigera votre vision) qui dure 8 secondes. L’ophtalmologue, les deux assistances et moi même discutons de tout et de rien. L’intervention n’est pas douloureuse et trente minutes après, je sors et je vois ! Un peu trouble – il y a comme un voile – mais je vois ! On me met des coques oculaires et on me laisse me reposer vingt minutes.

Et après ?

Après les vingt minutes de repos, ma mère est venue me chercher pour me ramener chez moi. La lumière est aveuglante à l’extérieur, je dois marcher les yeux fermés malgré les lunettes de soleil. Le trajet jusqu’à la maison dure trente minutes et quand je rentre, l’anesthésie ne fait plus effet alors je sens une gêne dans mon oeil gauche (comme un cil), ma mère met les gouttes antibiotiques puis les larmes artificielles que je dois mettre toutes les deux heures. Je m’endors puis me réveille deux heures plus tard, j’ai les yeux qui pleurent et la gêne s’est transformée en douleur. J’ai du mal à les ouvrir pour mettre les gouttes mais je me force puis me rendors pour les deux heures avant les gouttes. Quand je me réveille, je n’ai plus aucune douleur, mes yeux ne pleurent plus.

J’ai vécu dans le noir jusqu’à ce matin mais j’ai mangé pour la première fois sans lunette. Je vois tout, j’ai la chance de n’avoir aucun voile blanc comme ça arrive chez certaines personnes. Je dois dormir avec les coques oculaires et continuer à mettre les gouttes antibiotiques pendant une semaine, interdiction de frotter mes yeux et de me maquiller pendant une semaine. Mais voir correctement sans lentille ni lunette vaut tous les sacrifices !

2 Commentaires

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    • 2
      Eliz

      J’ai eu très très peur (surtout après avoir lu des témoignages sur Internet !!), je dois avouer mais ça fait une dizaine de jours maintenant et j’ai l’impression d’une nouvelle vie !

Quelque chose à ajouter ? :)