Dusty days

J’aime beaucoup être au Koweit. A mon sens, il y a plus d’avantages que d’inconvénients. Mais il y a bien une chose que je déteste ici, ce sont les dusty days et les stormdust. Quelques mois avant de partir au Koweit, je regardais régulièrement la météo et j’étais toujours intriguée – et amusée – en lisant que certains jours, il faisait poussière.

Bientôt deux ans que je suis ici et je me suis (presque) habituée au froid hivernal, à la chaleur estivale. Mais les dusty days, euf, je crois que je ne m’y habituerai jamais. Sur le site de météo-paris, il est écrit qu’il y a des tempêtes de sable et de poussière lorsque la basse couche de l’atmosphère est rendue instable par  de l’air extrêmement chaud. Ca provoque des vents violents capables de soulever des quantités monstrueuses de sable (et de poussière) et de les promener sur des centaines, voir des milliers de kilomètres. En habitants dans le désert, je savais bien que j’allais y être confrontée un jour ou l’autre. Je ne savais pas que ça allait devenir ce que je déteste le plus.

Déprime saisonnière

Une journée sous la poussière fait le même effet sur le moral que les journées dans le brouillard parisien. C’est triste, morose et déprimant. Personne n’est dehors, le soleil pointe le bout de son nez de temps en temps pour disparaître aussi vite. Le monde sous la poussière est aussi triste que le monde sous la pluie ou le brouillard. Ajoutez à ça les yeux qui piquent, le nez sec et l’impression d’avoir perpétuellement un chat dans la gorge. Les cheveux secs et la sensation d’être un meuble poussiéreux sont aussi de la partie. L’air est littéralement irrespirable, l’oxygène manque. Les journées sous la poussière sont, pour moi, extrêmement fatigantes.

Pendant les véritables tempêtes de sable, il faut imaginer avoir un voile jaunâtre devant les yeux toute la journée. Les yeux piquent et sont si secs que les gratter devient un enfer. Il faut aussi ajouter cette odeur de sable qui semble s’installer dans tous les éléments de votre vie. C’est un peu comme le tabac froid. Les vêtements sentent la poussière, les cheveux sentent la poussière, votre maison sent la poussière. Elle est fine et elle s’immisce partout. Avoir une mini plage devant sa fenêtre n’est jamais quelque chose d’agréable après une journée de travail.

Dusty day or mud day ?

N’oublions pas non plus que parfois, la pluie s’invite à la fête. Souvent, ce ne sont que quelques gouttes. Mais ces gouttes semblent si lourdes quand elles s’écrasent sur le sommet de votre tête… Et pour cause ! Elles sont, elles aussi, pleines de poussière. Je n’avais jamais réalisé ça jusqu’au jour où il a plu alors que je conduisais. Sur mon pare-brise tombaient des gouttes énormes qui ont laissé des traces de poussière sèche en disparaissant. Je trouve ça d’ailleurs un peu crade de réaliser ce qui me tombe dessus en regardant l’état de ma voiture.

Je viens de voir que Jean-Michel Jarre avait continué son show malgré une tempête de sable. J’imagine donc que nous allons être en mesure de continuer notre vie en attendant de meilleurs jours sans tempête !

Separator image Publié dans Koweit.

3 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Audrey

    Coucou !
    Et bien, ces dusty days doivent être vraiment terriblement handicapants ! Je n’ose imaginé la sensation éprouvée…je pense que je n’aimerai pas ça du tout moi non plus ! Du coup, tu portes un masque ces jours là j’imagine?
    Bisous

    • 2
      Eliz

      Coucou Audrey !
      Je t’avoue surtout que ces jours là, je passe de mon appartement à ma voiture, de ma voiture à ma classe, de ma classe à ma voiture et qu’après je rentre chez moi !
      Je porte un masque si je dois sortir, sinon je reste dans mon appartement en attendant que ça passe lol !
      Les premiers jours c’est marrant parce que c’est quelque chose de nouveau mais après… c’est vraiment. Bon, heureusement, c’est seulement quelques jours pour an :))
      Bisous !

  2. 3
    Mes premiers pas au Koweït - Liz in Kuwait

    […] Imagine : fin juin, tu signes un contrat pour commencer un nouveau taff début septembre. Tu as deux mois pour te préparer administrativement et psychologiquement à déménager dans un pays qui t’es inconnu. Aucune idée d’où tu vas aller, tu sais seulement que c’est un pays musulman et qu’il y fait parfois 45 degrés et poussière. […]

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